L’ouverture du marché non coté, ou la fin d’un club (très) fermé

Avec Caption, le particulier peut enfin investir dans BlaBlaCar, Payfit, ManoMano et tant d’autres startups à succès.

Au-delà de ces noms qui provoquent l’euphorie des médias lors de levées de fonds records, quel est le rationnel derrière l’investissement dans ces sociétés non cotées ?

Pourquoi cette classe d’actif séduit aujourd’hui des banques d’affaires qui étaient, il y a encore quelques années, hermétiques aux valeurs non-cotées.

Marchés publics vs Marchés privés

Le grand public avait par le passé accès aux valeurs tech, telles que Apple ou Microsoft, suffisamment tôt et pouvait ainsi bénéficier de performances financières considérables.

Lorsque Microsoft est entrée en Bourse en 1986, sa valorisation dépassait à peine les 700 millions de dollars. Aujourd’hui, sa valorisation est bien au dessus des 2,000 milliards de dollars.

Si ce chiffre fait déjà perdre la tête, nous en avons un second pour vous. Si vous aviez investi $1,000 lors de son IPO, votre investissement vaudrait aujourd’hui plus de $3,000,000.

Mais toute bonne chose a une fin. Le financement privé (via les fonds de Venture Capital) a pris une ampleur telle qu’aujourd’hui les startups n’ont plus besoin d’ouvrir publiquement leur capital pour se financer. L’argent coulant à flots, l’introduction en Bourse intervient de plus en plus tard dans le cycle de vie des startups.

Ainsi des sociétés toujours inaccessibles aux marchés publics comme Stripe ($95 milliards de valorisation) ou encore Space X ($74 milliards de valorisation) ont créé une valeur phénoménale… sur un marché fermé.

Un exemple européen : Spotify

Spotify l’a prouvé, l’Europe est capable elle aussi de créer ses champions de la tech.

Lors de son entrée au Nasdaq en avril 2018, la startup a été valorisée à 26,5 milliards de $ à l’issue du premier jour de cotation. 3 ans après, Spotify a dépassé les 43 milliards de $ de valorisation. Une très belle performance !

Si vous aviez investi le jour où Spotify était disponible au grand public, votre multiple de performance serait actuellement à 1,6x. Et ce, malgré une correction importante du cours en début d’année puisque la valorisation avait dépassé les 70 milliards de $ en février 2021.

Cependant, et comme souvent, la part du lion est revenue aux investisseurs professionnels sur le marché privé.

A peine 3 ans avant l’IPO des investisseurs dont Goldman Sachs sont entrés au capital de Spotify à une valorisation de 8,53 milliards de $, soit un multiple de 5x à aujourd’hui.

La valeur créée dans les 3 années qui ont précédées l’IPO a donc été bien plus importante que dans les 3 années qui ont suivi.

Démocratiser l’investissement dans les startups de croissance

Bien qu’en France les valorisations des startups semblent encore éloignées de celles outre-Atlantique, une tendance au rattrapage se dessine. En mai dernier, Contentsquare a été valorisée 2,8 milliards de dollars. Sorare a elle atteint une valorisation de 4,5 milliards de dollars en moins de 3 ans, soit environ 2 fois l’IPO de Microsoft en corrigeant l’effet de l’inflation.

On vit une année 2021 exceptionnelle pour la French Tech. En plus de l’émergence de nombreuses licornes, des sociétés telles que Believe, le poids lourd de l’industrie musicale, ou encore OVH, se sont dirigées vers l’entrée en Bourse. D’ailleurs, Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique, a annoncé que l’« on [pouvait] se fixer maintenant l’objectif que d’ici 2025, on [verrait] la première entreprise issue de la French Tech rentrer dans le CAC 40 ».

On ne saurait encore dire si cette ambition se concrétisera ni quelle startup aura la capacité d’entrer dans le CAC40. Ce qui est certain, par contre, c’est qu’une grande partie de la valeur aura été déjà été créée pour les investisseurs professionnels.

Caption s’est donné pour mission de démocratiser l’accès à ces startups à forte croissance.

Nous ne saurions bien sûr que trop vous rappeler à quel point ces investissements présentent un risque significatif de perte en capital. Un grand nombre d’entre elles n’atteindront très certainement pas l’IPO. Il est recommandé d’effectuer vos analyses et choix de placement avec le plus grand soin.

Cependant, si vous pariez sur les bonnes sociétés, vous pourrez prendre part à une valeur créée alors quasiment inaccessible, celle des marchés non cotés.

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